Le poids des mots

« C’est une tête ! »
Lorsqu’il y a quelques mois de cela j’ai entendu l’une de mes sœurs m’évoquer ainsi auprès de ses amis, j’ai eu comme un sursaut intérieur qui tenait de la surprise et de quelque chose que je ne suis pas parvenue à réellement identifier mais qui m’a un peu mise mal à l’aise.

Très jeune, j’avais été rangée dans la catégorie “intelligente” et il semblait que par le biais de la synthèse, longtemps après encore, on avait tendance à me résumer à cela.
Par la suite, mon travail a consisté à analyser données et situations, trouver des solutions, élaborer des stratégies… bref, à utiliser ma tête de manière intensive.
J’ai dû faire cela pendant tellement longtemps que mon cerveau a fini par continuer a recueillir des informations et a les agencer sans même que j’en sois consciente, sans même que je le sollicite.
Il me livrait juste, en quelques fragments de secondes, des solutions, des impressions, des mots aussi parfois, sans que je sois jamais capable de retracer le cheminement analytique.
J’en ai déduit que c’était en fait cela que l’on appelait “intuition” et que cela n’avait rien à voir avec un 6ème sens.

Pendant longtemps aussi, ma quiro et mon ostéopathe (ainsi que d’autres thérapeutes :-( ) m’ont parlé de la masse d’énergie incroyable qu’ils sentaient dans mon cerveau. J’écoutais mais sans vraiment prêter une grande attention parce que…toute intelligente que je sois, je ne comprenais en fait tout simplement pas ce qu’était cette énergie à laquelle ils se référaient et que je n’y voyais pas non plus un problème.
Et puis un jour, parce qu’ils ont utilisé d’autres mots et m’ont parlé du fourmillement incessant et bouillonnant qu’ils sentaient lorsqu’ils touchaient ma tête, j’ai fini par comprendre que celui-ci était totalement incapable de cesser ou au moins ralentir son activité, même lorsque je me sentais à moitié endormie et que j’avais pourtant l’impression de ne penser à rien.
Ce jour là, j’ai décidé de rétablir l’équilibre et de m’intéresser enfin un peu plus a mon corps.

Je me suis inscrite à des cours de yoga puis de Pilates, ai expérimenté divers massages, commencé même à prendre un peu plus soin de mon alimentation ; d’autant que je commençais à pas mal grossir.
Mon attention s’est alors plus que jamais centrée sur mon corps et plus particulièrement sur cette résistance à perdre ces kilos qui venaient chaque fois plus s’ajouter, malgré les régimes. Dans mon “désespoir” à comprendre ce qui se passait, j’ai accepté d’expérimenter l’hypnose et même la constellation familiale.
De cette dernière expérience, j’ai encore en mémoire la vision de cette femme qui me représentait. La tête en arrière, les yeux levés vers le ciel, les bras grands ouverts qui retombaient après avoir semblé s’étirer tandis que ses jambes oscillaient d’avant en arrière comme dans un doux bercement. Elle disait se sentir profondément bien, heureuse, légère et c’était très curieux car c’était exactement ainsi que je me sentais à ce moment précis. A la fin de la session, l’animatrice a attiré mon attention sur le fait que tout mon être était tourné vers le haut et qu’il était important que je m’enracine.
Je n’ai pas oublié ce qu’elle m’a dit mais ne l’ai jamais vraiment totalement compris jusqu’à hier.

Hier où en parlant avec Conchita qui me disait que mon poids n’était pas un problème et que je devais juste me mettre dans mon corps, j’ai enfin eu un déclic.
Les mots sont sortis une nouvelle fois de ma bouche sans que je sache d’où ils venaient sinon peut-être de cette compréhension et vérité profondes que l’on a tous en soi.
Tout prenait sens. Tout s’articulait.
Ces kilos qui continuaient à s’accumuler, c’était la manière que j’avais trouvée de me maintenir plus au sol, de m’y retenir, voire même d’essayer de m’y enfoncer comme le font les racines d’un arbre.
C’était aussi l’interprétation que j’avais faite d’une idée et qui s’était traduite par le fait de donner du volume à mon corps pour qu’il prenne enfin plus d’espace que ma tête.

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21 réflexions au sujet de « Le poids des mots »

  1. J’ai beaucoup de mal à me connecter à mon corps, tendance à le zapper en me réfugiant longtemps dans le pur esprit, sûrement parce que je ne l’aimais pas…Je fais timidement des progrès, son rappel a été brutal, pourtant j’ai encore du mal…

    Par contre , mes kilos en trop ont disparu sans effort pour la première fois, quand j’ai changé de vie ,et donc spontanément d’alimentation aussi…

    • Tout comme toi, j’ai grandi et me suis construite en me coupant en 2. D’une part le mental et de l’autre ce corps qui n’était pas à la hauteur de mes attentes et qui était qui plus est, une source de souffrance.
      Et comme tu l’auras compris, même si depuis des années je m’intéresse à lui et me mets à l’écoute de tout ce qu’il peut essayer de me dire, je ne parviens malgré tout pas à être complètement connectée à lui, ou en tout cas tout le temps.
      Malgré 2 régimes (dont l’un pendant plus d’un an et l’autre pratiquement 7 mois !!!), je ne suis pas parvenue à perdre autant de kilos que j’aurais dû (en revanche j’ai compris ce qu’était l’effet yo-yo ! D’où mon refus de faire un régime désormais mais, effectivement de faire un peu attention à ce que je mange) ; c’est alors que j’ai pensé qu’il devait y avoir une raison psychologique et que j’ai commencé à vouloir creuser…

      • J’ai aussi fait des régimes à un certain âge, dans la souffrance, et l’effet yoyo je connais aussi…Il faut dire que je n’ai jamais eu un rapport neutre à la nourriture, toujours dans des familles ( d’origine et par mon mariage ) de gros mangeurs, je suis passée de mon enfance où forme d’anorexie et les repas devenus des lieux de souffrance et affrontement pour moi , où l’on m’obligeait à manger, et de tout, et beaucoup , à une espèce de boulimie où je mangeais pour compenser le reste, ce puits sans fond que je ressentais en moi et le mal-être de me sentir toujours trop grosse dans ma tête…

        Tout ce que je peux dire, c’est que quand je suis partie, et seule enfin, j’ai mangé n’importe quoi, n’importe quand , sans aucune culpabilité, d’abord quand j’avais faim, et ensuite juste quand j’avais envie, en essayant de suivre juste cette notion de plaisir , ressentir le plaisir de ce que je mangeais, et manger ce dont je ressentais le plaisir à l’imaginer, par avance…et en 6 mois, j’ai perdu 10 kgs, pour juste arriver au poids où je me sentais bien… Depuis, je constate que je fluctue autour, sans m’en éloigner…Je me sens toujours un corps de trop grosse dans ma tête, mais dans la réalité, je me sens bien, et surtout j’ai dissocié nourriture et cette image là, je crois…

      • Par un curieux hasard, mon parcours a été presqu’à l’opposé du tien. Ma mère m’a souvent raconté que lorsque j’étais petite, à l’heure des repas familiaux, quelqu’un devait se dévouer pour m’emmener en ballade afin que je cesse précisément de manger !
        Pendant toute mon adolescence et jusqu’à une trentaine d’années, je me suis nourrie n’importe comment (mon petit déjeuner préféré se composait de pizzas, pour te donner une idée ;D) et surtout très mal. C’est en fait un miracle que je ne sois pas devenue obèse au vu de la quantité et de la qualité de ce que j’ingurgitais et qu’au contraire, je me maintenais à un poids stable et tout à fait dans la norme. Certains même me trouvaient « très mince car on voyait mes côtes » ! Cela ne m’a pas empêchée de développer moi aussi des complexes débiles car pas vraiment justifiés. Toutefois, lorsque j’évoquais la souffrance, je ne me référais pas seulement au fait de ne pas me sentir totalement bien dans ma peau mais aussi à une souffrance bien plus physique, bien plus concrète suite à un accident.

        De mon enfance et adolescence, j’ai gardé une certaine manière anarchique de me nourrir (aucune heure précise, à de nombreuses reprises) et celui de ne pas réfréner mes envies mais, dans mon cas, ceci fait peut-être aussi de ma problématique…
        Car entre temps, j’ai rencontré H2O qui a introduit le sucré dans mon alimentation, j’ai aussi arrêté de fumer (or j’étais une très grosse fumeuse) et… puis, comme dit plus haut, il y a toute cette dimension psychologique qui est intervenue.
        Mais tout comme toi, il faut que je parvienne à dissocier certaines choses…

  2. Incroyable tes mots là juste maintenant… Il y a deux jours j’ai pris la décision de penser plus à mon corps. Et en plus des efforts sportifs supplémentaires que je veux m’imposer, je pense aussi à l’hypnose pour « déprogrammer » cette passion pour le « manger »… Et de lire ici chez toi que tes kilos te permettent de t’enraciner ben, ça me parle !

    • J’ignore ton histoire mais suis heureuse de savoir que la mienne puisse éventuellement te donner une piste de réflexion.
      Quand je repense à cette constellation et aux nombreuses conversations que j’ai pu avoir avec des amis pour tenter de comprendre la notion de racines, je me demande comment je n’ai pas pu voir cela plus tôt !

      En ce qui me concerne l’hypnose n’a malheureusement pas pu m’aider (j’y étais allée pour une raison très semblable à la tienne). Problème de compétence de l’hypnotiseur choisi ? Résistance inconsciente de ma part ? Je ne sais pas mais je serai curieuse de connaître les résultats de ta propre tentative.

  3. Tu as mis le mot désespoir entre guillemets, j’aurais cru qu’il fallait être réellement désespéré au pluss haut point pour tenter de telles expériences.

    • Il faut surtout un esprit ouvert et curieux. :)
      Ceci dit si j’ai effectivement utilisé le mot désespoir, c’est bien parce que j’avais déjà essayé auparavant toutes les techniques classiques et traditionnelles. En vain. Et que je ne savais plus quoi faire.
      Et si je l’ai mis entre guillemets, c’est parce que d’un point de vue émotionnel, le terme « désespérée » ne correspond pas à la manière dont j’ai pu vivre et vis encore ce problème. C’est un mot bien trop fort.

  4. Mia l’exploratrice vient de découvrir une nouvelle terra incognita. De l’incompréhension du mal être jusqu’à l’appréhension de le communiquer en passant par l’inextricable chemin de s’autoriser à le croire. Voici un nouveau récit qui nous mène plus loin sur l’investigation de et sur soi. Tu es peut être une « tête » … mais celle ci est bien faite semble t’il…

    Coincoins explorateurs

    • T’a-t-on déjà dit que tu avais une intuition incroyable ? Ou peut-être est-ce simplement une coïncidence mais il y en a déjà tellement eu que je ne peux pas m’empêcher d’être une fois de plus troublée par ton commentaire.
      Je suis trop fatiguée pour t’expliquer le pourquoi de ce qui précède. Sache juste que dans le cadre d’un processus de coaching le week-end dernier, j’ai précisément utilisé et dénommé une part de moi comme étant « L’aventurière exploratrice » !
      Et une fois de plus, tu as parfaitement synthétisé et compris tout ce cheminement qui s’est fait en moi, y compris dans ce que je n’ai pas clairement dit. Chapeau !

      • Tu sais ce qu’on dit ? « Quand le prof est bon, les élèves ont plus de chance de l’être aussi… » ;-) Je ne fais que te suivre depuis quelques temps et oui, je me sens proche de tes propos, de tes ressentis et de tes explorations. Alors, moi, « petit scarabée » (là faut connaître l’antique et merveilleuse série « Kung FU » avec David Carradine), j’ai bien souvent l’impression de suivre les pas de ma vénérable et perspicace « Mia »-tresse …

        Coincoins inspirés

      • Non, je ne connaissais pas l’expression et je doute de mes qualités de pédagogue :D mais suis heureuse de savoir que toi aussi tu continues à explorer et avancer.
        C’est un cheminement qui me semble tellement passionnant et enrichissant…

  5. Ping : Radio Canard – Edition no 5 | elcanard@ne

  6. Le rapport avec la nourriture m’a conduite vers une analyse comportementale. J’ai longtemps été considérée, avec mes 45 kilos, comme anorexique alors que je mangeais comme quatre. Je n’ai pas tardé à comprendre que m’alimenter en excès consistait, ni plus ni moins, à me « remplir ». Pour combler un vide que je n’ai pas été très longue à identifier non plus. Somme toute, j’étais comme un enfant dont les pleurs se calment quand il est au sein de sa mère et qu’il tète.
    Ou lorsqu’il mâchouille son « doudou » ou suce son pouce car ça l’apaise. J’avais déjà compris que le plaisir de fumer se bornait surtout chez moi dans la gestuelle. Porter une cigarette à ma bouche calmait mes angoisses autant que le mélange de son contenu toxique. C’est sans doute grâce à cette prise de conscience que j’ai pu stopper mon addiction sans substitution. Ou presque ! … je me suis promenée souvent avec un bâton de réglisse aux lèvres.

    Aujourd’hui, je suis en surpoids mais cela ne m’a pas transformée en ayatollah du régime :-D Les kilos perdus reviennent aussi vite, voire davantage, qu’ils ont été perdus. J’ai remarqué que les variations de poids étaient en étroite relation avec celles de l’humeur. Quand je suis bien dans ma tête, les chiffres sur la balance s’inversent. Normal quand on sait l’influence des hormones sur l’équilibre du poids. Désormais, plutôt que de chercher à « boulotter », je fais en sorte de maintenir l’équilibre hormonal, en privilégiant les fameuses hormones du bonheur (sérotonine) et en tenant compte de mon horloge biologique pour savoir quand nourrir mon corps.

    Après tout est une question d’amour. S’aimer soi, tel que l’on est. Et le meilleur moyen de brûler agréablement des calories est dans l’acte sexuel.
    En conclusion, je me risque à penser que tout est affaire de…. plaisir de bouche ! :-D

    • Merci à ton tour de témoigner et m’ouvrir d’autres perspectives.
      Je suis persuadée que mon rapport à la nourriture avait également quelque chose à voir avec le fait de me remplir et d’oublier cette sensation de vide, d’absence… mais j’ai sincèrement l’impression de ne plus du tout être là-dedans depuis bien des années.
      Quant à la cigarette… hum… plus que le geste, c’est la sensation que je trouvais merveilleuse lorsque j’aspirais cette saveur mentholée et que je la sentais se répandre dans mon corps. C’était peut-être là une autre manière de me remplir mais aussi, je crois de ressentir quelque chose de différent car il y a une sensation très physique de détente et de « fraîcheur » lorsque ce contenu effectivement toxique se répand en toi.

      J’avais moi aussi pensé aux bâtons de réglisse mais finalement, je n’en ai pas eu besoin. Peut-être parce que j’ai compensé la perte de ce plaisir si particulier par l’ingestion d’un plus grand nombre d’aliments -d’autant peut-être que ceci a coïncidé (?) avec une période particulièrement difficile dans ma vie personnelle.
      Ceci dit, depuis quelques années et alors que j’y prête énormément attention, je n’ai pas vraiment noté de lien entre mon état émotionnel et mon poids mais ne peux en revanche effectivement pas ignorer le rôle des hormones dans mon appétit et mon poids.

      J’aime beaucoup ta conclusion et plus particulièrement la partie où il est question d’amour de soi ;-p
      Ceci me parle profondément car je suis persuadée que si j’étais capable de m’aimer autant physiquement que je m’aime « mentalement », mon poids ne serait pas du tout un problème.
      Depuis toujours, j’admire ces femmes au physique « imparfait » qui semblent exhiber sans complexe leurs rondeurs et même cellulite, voire même parfois un réel surpoids important alors que, de mon côté, moi qui aspire tant à la liberté et à l’équilibre, je me limite et même parfois m’empêche de faire des choses…

  7. J’ai omis de souligner que de prendre du poids et de changer ainsi de silhouette est peut être une astuce – inconsciente – d’échapper au sobriquet de « tête d’ampoule ». :-D
    Ce n’est pas sans raison que l’on détecte les troubles alimentaires chez les personnes (et surtout adolescents) avec un QI supérieur à la moyenne. Ceci étant, avoir un tour de taille dépassant allégrement le 100 cm pour faire « diversion » est-elle la meilleure solution ? :lol:

    • Je ne connaissais pas du tout cette expression :D et ignorais qu’il y avait une certaine corrélation entre troubles alimentaires et QI. Intéressant !
      Ce qui est certain, c’est que dans tous les cas, tu ne peux échapper à un sentiment de solitude plus ou moins grand et ce, même si tu es très entouré(e) ; d’où peut-être effectivement le recours à la nourriture pour compenser ou son rejet pour « disparaître », ne plus être vu comme une « bête un peu curieuse ».
      Tu vas rire mais, en lisant ton commentaire sur le tour de taille, j’ai aussitôt sauté de ma chaise pour aller mesurer le mien (je n’avais jamais pensé à le faire !) et je me suis sentie connement heureuse en voyant que j’étais bien en dessous de 100 cm !
      Merci pour ce moment de bonheur :D

      • Je modère mon propos en disant que les TCA ne sont pas forcément synonymes de QI élevé. Il est cependant avéré que des phobies ou troubles alimentaires sont courants chez les enfants précoces (les filles surtout)
        Je pense que cette lecture, si tu ne la connais pas déjà, pourrait t’intéresser :
        http://nouvsite.anpeip.org/index.php?option=com_flexicontent&view=category&cid=82&Itemid=1334

        J’ai ri effectivement. On mesure régulièrement mon tour de taille et de cou dans le cadre de ma pathologie (diabète, hypothyroïdie et apnée) A chaque fois, j’appréhende ce moment et je suis bien souvent désolée du résultat qu’on m’annonce. Tant pis, ça ne m’empêche pas de me mettre en bikini ! :-D

      • Tu as très bien pensé :)
        Je ne connaissais pas cette association mais je me suis retrouvée dans bien des dysfonctionnalités dont je peux heureusement aujourd’hui rire mais qui ont malgré tout laissé des traces car je me suis construite et développée dans un double mouvement d’ignorance et de négation.

        Je comprends aisément ton appréhension car le nombre de cms va bien au-delà d’une « simple approche esthétique ».
        Je suis toujours impressionnée par ta force et ta capacité à gérer ces différentes pathologies.
        Peut-être est-ce la raison pour laquelle, je n’ai pas du tout été surprise de savoir que tu faisais toi aussi partie de celles que je considère un peu comme mes « héroïnes », ces femmes qui ont su s’affranchir du regard des autres bien sûr mais surtout de leur propre regard et critique intérieur. Quelle liberté !
        :)

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