Dans quel état j’erre…

C’est un phénomène curieux !
Cela faisait au moins 10 ans que cela ne m’était pas arrivé.
Je passe mon temps à travailler. Jour et nuit (et ce n’est malheureusement pas qu’une expression). Et même le week-end. Et même le dimanche qui était pourtant jusqu’alors mon jour à moi (et bien sûr à qui tu sais car je ne suis tout de même pas mégalo), celui où  je me coupais totalement du monde pour pouvoir me ressourcer dans la solitude, le silence et parfois, la paresse la plus extrême.

Alors bien sûr, je me sens fatiguée, parfois même épuisée.
Trop peu d’heures de sommeil bien sûr mais aussi et surtout une activité cérébrale intense qui au fil du temps a tendance à tourner à l’agitation mentale, où les pensées se font confuses et où les doutes surgissent plus forts que jamais.

Je savais que sortir de ma zone de confort pour me lancer dans une aventure totalement nouvelle pour moi et pour laquelle je n’ai aucune compétence validée par un diplôme ou même par une réelle expérience professionnelle allait m’amener à me perturber.
Je savais aussi que cela allait m’obliger à me confronter à ma peur de parler en public mais je m’étais malgré tout lancée dans ce projet en pensant que tout cela serait aussi précisément ce qui me permettrait de repousser mes limites et par conséquent de continuer à m’ouvrir et à grandir.

Curieusement pourtant, je portais un regard tranquille sur cette peur, songeant qu’elle ne serait peut-être pas aussi difficile à gérer car au fil du temps j’avais changé, j’avais gagné en assurance et en sérénité.
Je vivais donc une sorte de dissociation avec d’une part le souvenir de 2 interventions en public où j’avais eu l’impression que j’allais mourir asphyxiée tellement il m’était difficile de respirer et d’autre part, la croyance que tout allait bien se passer parce que j’avais évolué. Cette croyance était d’ailleurs renforcée par le fait que surgissaient parfois des représentations de moi-même expliquant et échangeant avec les participants, avec aisance et assurance.
Et puis, il y a 2 semaines de cela, alors que je participais à un atelier, l’un des intervenants principaux a demandé à ce que chacun d’entre nous se présente, non pas depuis sa chaise comme c’est généralement le cas mais en se levant et en allant se placer au centre de la salle. Ce n’était pas grand chose mais cette simple annonce m’a permis de sentir aussitôt des nœuds se former dans mon estomac et les battements de mon cœur s’accélérer !

Le côté positif de cette expérience (et d’un autre exposé que nous devions présenter dans les mêmes conditions), c’est que j’ai découvert que nul ne s’est rendu compte de ce que je vivais. Nul n’a perçu le tremblement de mes jambes ou de ma voix, ni même cette tension qui m’habitait. Mieux, les retours que j’ai eu m’ont permis de réaliser qu’ils avaient perçu ce que je souhaitais précisément transmettre : compétence, professionnalisme mais aussi chaleur et sympathie !
Je tente donc de garder ceci à l’esprit, contrebalançant par du rationnel tout mon côté émotionnel et instinctif qui ne cesse de me rappeler la fragilité de ce qui est superficiel.

Alors, en attendant que cette perception corresponde un jour réellement à la réalité de ce que je vis et non à une sorte de tromperie -aussi involontaire soit-elle, j’essaye de me convaincre que cette assurance qu’ils ont également perçue en moi est en fait la rémanence de cette confiance en moi que j’éprouve effectivement dans la plupart des situations ; une sorte de rémanessence en quelque sorte (Inutile de vous précipiter sur le dico, je ne suis pas savante, simplement créative lorsque les mots me manquent ; celui-ci est un combiné de rémanence et essence).

Ce que je n’avais pas imaginé en revanche, c’est que je pourrais arriver à douter du contenu même de notre travail et plus précisément de l’approche que nous avons du sujet et du format que nous avons choisi pour le traiter.
J’avais décidé d’ignorer mes propres rythmes ainsi que certains processus de travail dont j’ai normalement besoin afin de ne pas freiner, voire bloquer le lancement de ce projet, afin de ne pas trouver d’excuses pour l’abandonner (pour cause de complexité) ou le retarder indéfiniment…

Mais au fur et à mesure que la date approche, tout surgit de nouveau, avec la force qu’ont les choses qu’on a essayé de réprimer ou mettre de côté : mon insatisfaction quant à la qualité du travail effectué (et non achevé !) par Montse, mon envie de faire confiance à sa capacité à improviser et à son aisance sur scène contrebalancée par ma propre insécurité et ma croyance que dans le domaine professionnel, l’improvisation ne devrait occuper que très peu de place.
Je ne peux plus non plus ignorer les erreurs stratégiques commises, faute d’avoir pris le temps de penser les choses et de monter un plan d’actions.

Tandis que je me débats pour essayer de faire face sur les différents fronts et alors même que je tente d’avancer, le doute m’étreint et ne cesse de me susurrer à l’oreille qu’il nous faut reporter la date de coup d’envoi, que 2 mois pour monter quelque chose ainsi relève totalement du déraisonnable, notamment si nous envisageons de développer cette activité parce qu’il nous faudrait peut-être alors reconsidérer bien des choses…

Est-ce dû au fait que je n’en pouvais plus de gérer cette incertitude qui semblait désormais dominer ma vie ?
Mercredi, je me suis enfin autorisée à penser que ce doute constant qui me harcelait et m’amenait à m’interroger sur tout ce que je rédigeais, disais et pensais n’était finalement peut-être pas seulement l’expression de mes peurs ou de l’insatisfaction que je pouvais parfois ressentir ces derniers temps, où ma vie personnelle me semble désormais déséquilibrée.
J’ai accepté d’entendre cette voix qui me disait depuis des semaines que ce doute était finalement peut-être rationnel dans la mesure où il trouvait aussi son origine dans des faits : travail inachevé (et selon mes critères d’exigence, plutôt bâclé), difficultés d’interprétation et de perception dues à l’absence d’étude préalables, etc.
Bref, tout m’amenait à la conclusion que lancer ce projet en l’état, c’était d’une certaine manière un acte de sabotage, c’était se fermer à des opportunités futures.

Vendredi, j’ai finalement compris que seul un sentiment de culpabilité me poussait à respecter, au-delà de toute logique, le délai et la forme que j’avais acceptés.
Je vivais cela comme une trahison vis à vis de moi-même parce que le respect de mes engagements est une valeur essentielle à mes yeux mais aussi comme une trahison vis à vis de l’amie et de la partenaire parce que je n’étais pas capable de lui accorder toute ma confiance et mettais en doute son propre engagement.
Je décidais d’attendre notre prochaine rencontre ( où nous nous livrerions à une répétition de notre présentation) pour aborder le sujet. J’espérais ainsi lâchement que ce jour là verrait mes craintes infondées ou qu’elle-même prendrait peut-être conscience qu’il y avait effectivement des problèmes importants.

Hier soir, en rentrant de mon concert de gospel, je découvrais un email m’informant que la répétition ne pourrait avoir lieu comme prévu car elle ne rentrerait de voyage que peu de temps avant que moi-même je ne parte à mon tour en déplacement ! Cela impliquait que nous ne disposerions que d’une journée pour que je puisse monter un Powerpoint sur la base de ses données et pour nous coordonner, sans même parler d’autres aspects pratiques…

Alors, cet après-midi, malgré le risque que cela la pousse à se désintéresser du projet, malgré le risque d’avoir investi tout ce temps et cette énergie pour rien, je me suis sentie profondément calme et sereine, presqu’heureuse, lorsque je lui ai écrit que nous devrions reporter le lancement de ce projet à une date ultérieure.

Humeur: Agricantus – Amatevi

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16 réflexions au sujet de « Dans quel état j’erre… »

  1. Pour quelqu’une de fatiguée, que de mots bien pesés !
    Et quelle ébullition !
    Ne reste plus qu’à nous dire précisément ce qu’est ce projet. d:-)

    • Venant de toi, cela me touche beaucoup et peut-être d’autant plus que je ne suis même plus à même de me rendre compte de ce que je dépose ici.
      En ce qui concerne ce projet, je trouve en fait déjà que j’en dis beaucoup trop. Et crois bien que ce n’est pas pour maintenir un quelconque suspense artificiel, seulement pour protéger mon anonymat, juste au cas où… les choses marchent et que j’envisage même de faire quelque chose que j’ai pourtant toujours refusé de faire : monter une entreprise !

  2. Déposer ces mots, exprimer tous ces ressentis… il faut en avoir la faculté, le courage. Malgré l’éreintement, tu le fais magnifiquement bien. Peut être parce que là est la thérapie à la fatigue. Tant physique que morale.
    Difficile de ne pas être asailli par le doute, l’angoisse lorsqu’on s’investit coprs et âme dans un projet. Pas facile de ne pas tomber dans le processus de la culpabilité quand on est quelqu’un d’exigeant avec soi-même et que l’on redoute l’échec.
    Mon mari est actuellement en phase de burn out. Il n’a malheureusement pas cette facilité d’expression qui lui permettrait d’évacuer le trop plein de stress accumulé depuis un an. Aujourd’hui, je devrais être heureuse de le voir et de vivre à ses côtés tous les jours. Je suis au contraire inquiète pour sa santé et je suis minée de ne pas être apte à l’aider. Alors que c’est ce que je fais au quotidien envers des personnes pour lesquelles je n’éprouve pas d’affection particulièrement forte.
    Désolée de m’être ainsi ….épanchée. (« répandue » allais-je écrire) Il y a des silences et des absences pour lesquels j’éprouve le besoin de me justifier. Enfin…. pas à l’égard de n’importe qui ;-)
    Take care !

    • Merci pour tous tes mots Ksé et plus encore de me permettre de comprendre un peu ce que toi aussi tu vis en ce moment.

      Du courage, je n’en ai pas eu besoin car je crois avoir l’émotion impudique, si je puis dire ;). Cela n’a pas toujours été le cas, bien au contraire mais… j’ai appris à me connecter avec mes émotions et surtout, à les accepter.
      En revanche, la faculté, c’est effectivement autre chose et vois-tu, avant de vous lire Cristophe et toi, je ne pensais même pas l’avoir.
      Toutefois, je crois comprendre ce à quoi tu te réfères après avoir lu ce que tu dis de ton mari.
      La grande différence tout de même c’est que je ne vis actuellement pas un burn out (enfin, pas que je sache) et c’est la raison pour laquelle il m’est peut-être un peu plus facile de m’extirper de ce cycle de doutes et de pensées improductives qui semble être sans fin, même si je sais que je n’en ai malheureusement pas encore fini avec ça et que cela m’accompagnera sans doute jusqu’à la date de la présentation.

      Je comprends aisément ce que tu peux ressentir et comme ce sentiment d’impuissance est insupportable et profondément douloureux mais si je suis me permettre, je voudrais te renvoyer à ce que je t’ai écrit il y a quelques temps. Te noyer avec lui ne l’aidera pas.
      Si tu es à même d’aider d’autres personnes dans ta vie professionnelle, c’est précisément parce que tu leur es étrangère, parce que tu as cette distance émotionnelle. C’est cela qui, je crois, pourrait aider ton mari : un(e) « étranger(e) » , qui l’amènerait à introduire des changements dans sa vie, à porter un autre regard sur les choses et lui-même…

      Bien sûr, encore faut-il qu’il l’accepte. C’est tout ce que je te souhaite et merci encore de t’être épanchée.
      La prochaine fois, viens te répandre ; ainsi, je me sentirai moins seule ;)

  3. merdouille, je viens de faire un long commentaire et on m’a jeté à cause de mon gravatar. apparemment. En plus ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, je n’y comprends rien.
    Bon, je lance ce nouveau commentaire pour voir si ça marche avant de me relancer

  4. Je disais donc que tout ce que tu avais écrit était très limpide, et que je comprenais parfaitement ta posture.
    Je pense que tu as pris la bonne décision et, de ce que j’en ai compris, je crois que j’aurais pris la même.
    Vue l’énergie déployée, ce serait dommage de rendre un travail en-deçà de ce que tu es capable de faire !
    Et puis peut-être que ta collègue pense la même chose et qu’elle n’ose pas te le dire ?
    Quoi qu’il en soit ma belle, fait attention à toi. Je suis bien placée pour te dire que parfois le corps peu se rappeler douloureusement à nous.
    Bises pleines d’énergie.

    • Ah Pakita, comme j’aimerais que mon amie et partenaire ait la même perception des choses mais ce n’est pas le cas.
      J’ai justement reçu un email d’elle cet après-midi me disant qu’elle ne voyait aucun problème à lancer cela sans aucune répétition et qu’elle maintenait d’autant plus la date du séminaire qu’elle avait hâte de « rompre la glace » !
      La seule chose qui m’ait un peu rassurée sur son niveau d’inconscience, c’est lorsque j’ai lu qu’elle estimait toutefois qu’il fallait reprendre le plan et le travailler !
      Alors, tu vois ce soir, je me sens à nouveau complètement vidée de toute énergie. Je vais donc suivre de pas ton conseil et aller me coucher.
      Je prends tes baisers et je crois que demain je vais leur ajouter une bonne dose de vitamine C ;)

      Pleins de baisers à toi aussi Pakita et soigne-toi bien.

  5. J’envie ton envie, cette énergie de folle de faire et d’aller au bout de quelque chose, donner le meilleur de soi-même dans un projet qui tient à coeur vraiment mais je sais aussi la violence folle qu’on se fait à ne pas freiner parfois, juste un peu, pour éviter la surchauffe ;-)
    C’est génial, que tu arrives à freiner :)

    • A vrai dire, je crois que tout cela me dépasse, se joue bien au-delà de l’envie ou de la capacité à faire ou non.
      Alors que je pensais avoir appris à le gérer, je constate que ce perfectionnisme que je porte en moi est en fait bien présent et d’autant plus revendicatif peut-être qu’effectivement, c’est un projet qui me tient à coeur. Curieusement, c’est donc un besoin de faire les choses du mieux que je le peux qui me pousse à m’investir autant mais c’est aussi lui qui m’amène à freiner les choses.
      C’est un mouvement paradoxal étrange qui aurait pu je crois me maintenir dans le doute et un stress intense pendant encore un bon bout de temps je crois si finalement mon corps n’était pas venu à la rescousse en m’obligeant aussi à sortir de cette spirale.
      Alors tu vois, là encore, je n’ai aucun mérite ;)

  6. Confiance, doutes, projet… Tes mots clés raisonnent chez moi…. Un petit goût de revenez’y qui me fait du bien ce matin. Je t’embrasse.

    • J’imagine aisément que ces mots trouvent un écho en toi au vu de ta décision d’effectuer également un grand changement dans ta vie. J’espère toutefois que, tout comme moi, tu parviens la plupart du temps à t’arracher aux doutes.
      Je suis en tout cas heureuse de voir que tu as pu libérer un peu de temps pour venir ici et peut-être même écrire un nouveau billet. Ce serait chouette :D
      Baisers Nadya

    • Oui, j’ai cette chance de bien me connaître mais je me suis rendue compte que mise dans certaines situations totalement nouvelles et où je suis donc presque sans aucun repères, il s’avère beaucoup plus compliqué de se faire confiance.
      Déterminer si tes doutes relèvent de l’émotionnel ou du rationnel est parfois très compliqué.
      Mais, j’ai fini par me faire confiance et je suis certaine d’avoir bien fait :)

  7. Le perfectionnisme est à double-tranchant. Si la qualité est souvent au rendez-vous, un certain seuil de dépassement du temps passé n’est plus rentable en terme d’investissement (je parle dans le contexte d’une entrerprise, puisque ça semble être ton projet).
    C’est pas facile de doser, d’imposer des normes qualitatives dans un monde de rendement, où les collègues/partenaires/hiérarchie s’en temponnent le coquillard, tellement le profit immédiat est à portée de main avec du low cost ; même s’ils doivent ensuite gérer AU MIEUX (c’est-à-dire avec pas mal de contraintes) tous les manquements liés à une mauvaise préparation.

    Je dirais que la limite peut peut-être se poser en terme d’obligation de déconnexion à un instant T, quand l’investissement de temps/énergie commence à dépasser le raisonnable, pour reconsidérer la situation : est-ce qu’on recherche à améliorer les choses pour l’intérêt du produit/service que l’on veut fournir, ou bien… pour se rassurer soi-même ? (ce qui s’approche d’une boucle sans sortie, puisque la perfection n’existe pas). Dans ce cas-là, peut-être faut-il lâcher et accepter de livrer en l’état le produit/service terminé :-)

    Dans le cas que tu évoques, il semblerait que c’est le lancement du projet en lui-même… J’aurais tendance à dire, si tu ne te sens pas prête, que tu as tout-à-fait raison de ne pas te lancer si tu doutes. A quoi ça sert de se précipiter à faire une dalle merdique, si c’est pour monter un édifice qui va se fissurer peu après ? Travailler en association avec quelqu’un qui fonce, ça peut être porteur, pourvu que l’associé(e) ne soit pas une tête brûlée :-)
    (comme le perfectionnisme, un bon dosage est requis).

    Bon. Peut-être suis-je un peu à côté de la plaque, mais je subodore que tant que tu ne te sentiras pas à l’aise pour présenter ton propre projet, c’est qu’il faut encore éclaircir quelques points avec ton associée. Et tu as tout-à-fait raison de le faire ainsi !!

    • Non, non tu n’es pas du tout à côté de la plaque car ce malaise que je ressens trouve son origine dans différentes sources qui nécessitent effectivement une bonne discussion, voire un recadrage et peut-être même un changement dans notre collaboration !
      D’autant que les choses ont encore évolué entre temps avec une fois de plus des engagements qui n’ont pas été respectés. Cela m’a poussée à réfléchir et par conséquent à trouver d’autres manières de lancer ce projet, sans dépendre d’elle…
      Me voici désormais une nouvelle fois confrontée à ma lâcheté : aborder tout cela avec elle alors qu’elle semble maintenant de nouveau vouloir s’engager dans le projet. Je ne sais si cela est dû à une réelle disponibilité ou si c’est parce que cela pourrait être une réponse à l’un de ses besoins. De la même manière que je ne sais pas si l’absence de perspective et de réflexion dont elle fait preuve est due à la passe difficile qu’elle traverse ou si cela est lié à sa personnalité. Je sais juste que je trouve cela terriblement compliqué à gérer et mais je ne veux pourtant pas la blesser ! Mais… oui, il faut que nous parlions de tout cela. Nous devrions en avoir l’occasion la semaine prochaine puisque nous sommes désormais toutes 2 de retour à BCN. Affaire à suivre donc.

      Je te remercie en tout cas d’avoir développé tous ces points que je n’avais pas pris le temps de traiter plus amplement.
      Je te rejoins totalement sur les limites à poser au perfectionnisme car lorsque celui-ci n’est pas « contrôlé », il mène bien souvent à l’inaction ; or, ceci est certainement bien plus grave qu’un travail mal fait même s’il est souvent bien plus compliqué d’en mesurer les conséquences !
      Il y a bien des années de cela, j’ai appris à gérer le mien du fait de délais souvent très courts qui m’étaient impartis et toutes ces contraintes et obligations m’ont finalement rendu service.
      C’est certainement la raison pour laquelle mon « point de référence » pour m’indiquer qu’à partir d’un certain point, il va falloir que je sois dans l’acceptation de ce qui est continue à être le respect des délais pour justement ne pas me laisser entraîner dans la spirale du « peut être mieux » ;).

      Curieusement, je me suis retrouvée à utiliser l’ « équation » que tu proposes non pas dans ce contexte mais en terme de rentabilité et d’ « évolution » (scalability)
      mais si je parviens à déterminer un seuil de raisonnabilité, cela me semble intéressant à utiliser dans un contexte personnel (où je ne me fixe pas de délai) comme par exemple le temps consacré à ce blog :)

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